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Nutrition12 min de lecture2026-03-08

Le sel : ce qu'on vous a mal expliqué depuis 50 ans

Sel raffiné : 99% NaCl, 80% oligo-éléments éliminés. Hypertension : c'est le ratio Na/K qui compte. Étude INTERSALT, régime DASH. Sel de Guérande, iode, les vraies questions.

SOMMAIRE
Ce qu'est le sel — et ce que le raffinage industriel en a faitCe qu'on ne vous dit pas — hypertension et sel : la question mal poséeL'équation oubliée — le potassium, l'autre moitié du problèmeLe piège de l'iode — la vraie complexité du sel iodéCe que les traditions ancestrales savaientCe que vous pouvez faire — choisir et utiliser le sel intelligemment1. Remplacer le sel raffiné par un sel marin naturel non raffiné2. Augmenter drastiquement l'apport en potassium3. Identifier et réduire le sel caché dans les aliments transformés4. Gérer l'iode séparément5. L'eau de mer et le Quinton comme reminéralisationLes limites honnêtes — ce que le sel naturel ne résout pasSources citées

On vous dit depuis 50 ans que le sel est mauvais pour la santé. Personne ne vous a dit que le vrai problème n'est peut-être pas la quantité mais ce que le raffinage industriel en a fait.

Le sel est l'un des aliments les plus anciens de l'humanité. Les Romains payaient leurs soldats en sel salarium, d'où le mot "salaire". Les routes du sel ont traversé les continents. Chaque civilisation l'a utilisé pour conserver, assaisonner, soigner. Le sel marin était précieux précisément parce qu'il était rare et complet.

Le sel blanc raffiné que vous trouvez dans 95% des salières françaises n'a plus grand-chose à voir avec ce sel-là. Et le problème n'est pas tant celui que vous pensez.


Ce qu'est le sel et ce que le raffinage industriel en a fait

À l'état naturel, le sel marin issu des marais salants est un minéral complexe. Il contient du chlorure de sodium en proportion majoritaire, mais aussi du magnésium (sous forme de chlorure de magnésium, le fameux "nigari" japonais), du potassium, du calcium, du soufre, du zinc, du fer, du manganèse, de l'iode naturel en traces, et des dizaines d'autres oligo-éléments présents en faibles quantités mais biologiquement actifs.

Le sel gris de Guérande, par exemple, contient environ 85 à 95% de chlorure de sodium, avec les 5 à 15% restants composés de ces minéraux et de l'humidité naturelle de l'argile du fond des œillets. Sa couleur grise vient précisément de cette richesse minérale et du contact avec l'argile du marais.

Ce que fait le raffinage industriel :

Le sel de table blanc passe par un processus de purification en plusieurs étapes : lavage pour éliminer les impuretés, chauffage intense (jusqu'à 650°C selon les procédés), filtrage chimique et parfois traitement à la vapeur pour atteindre une pureté en chlorure de sodium supérieure à 99%. Ce faisant, il élimine environ 80% des oligo-éléments naturels.

Pour compenser le fait que le sel blanchi absorbe l'humidité et forme des grumeaux, on lui ajoute des anti-agglomérants : ferrocyanure de sodium (E535), aluminosilicate de sodium (E554), dioxyde de silicium (E551), ou carbonate de calcium (E170). Certains de ces additifs, notamment ceux dérivés de l'aluminium, font l'objet d'interrogations sur leur sécurité à long terme leur présence dans l'alimentation est réglementée mais non sans controverses.

Pour compenser la carence en iode créée par l'éviction de l'iode naturel et par les politiques de santé publique visant à prévenir les troubles thyroïdiens, on ajoute de l'iode de synthèse sous forme d'iodure ou iodate de potassium. Nous reviendrons sur ce point.

Le résultat final : un produit blanc, sec, fluide, à longue durée de conservation, dont le goût est uniforme et dont la complexité minérale d'origine a quasi-totalement disparu.


Ce qu'on ne vous dit pas hypertension et sel : la question mal posée

Le message de santé publique dominant est simple : "mangez moins de sel, vous ferez baisser votre tension artérielle et réduirez votre risque cardiovasculaire". Ce message est partiellement vrai. Mais il est suffisamment simplifié pour en devenir trompeur.

Ce que dit l'étude INTERSALT — la plus citée sur le sujet :

Publiée en 1988 dans le British Medical Journal, l'étude INTERSALT a comparé, chez 10 079 sujets appartenant à 52 communautés réparties dans le monde entier, la pression artérielle à l'excrétion urinaire de sodium sur 24 heures la méthode de référence pour mesurer la consommation réelle de sel[1].

Sa conclusion principale : la pente d'élévation de la pression artérielle avec l'âge est corrélée positivement à la consommation de sel. Les communautés qui consomment très peu de sel (certaines populations d'Amazonie ou de Papouasie-Nouvelle-Guinée consommant moins de 1 g/j) voient leur tension rester remarquablement stable avec l'âge là où dans les sociétés industrialisées, elle monte progressivement.

Ce qu'elle ne dit pas explicitement :

Cette association est très solide aux extrêmes (très faible vs très forte consommation). Pour les niveaux intermédiaires ceux que connaissent 95% des Français la relation est moins linéaire et moins robuste selon les individus. La sensibilité au sel varie fortement : certaines personnes voient leur tension répondre nettement à une réduction de sodium, d'autres quasiment pas. Cette sensibilité individuelle est en partie génétique, en partie liée à la fonction rénale et aux co-facteurs alimentaires.

La donnée structurelle souvent oubliée :

En France, 75 à 80% de la consommation totale de sel provient des aliments industriels transformés, non du sel ajouté à table ou en cuisine[3]. La consommation moyenne est de 8 à 9 grammes par jour (contre 5 g recommandés par l'OMS). Le pain seul représente environ 20 à 25% des apports sodés un croissant industriel peut contenir 1 à 1,5 g de sel. La charcuterie, les fromages, les plats préparés et les conserves constituent les autres sources majeures.

La conséquence pratique : le sel que vous maîtrisez — celui que vous ajoutez vous-même — ne représente qu'une fraction du problème. Choisir un sel naturel non raffiné pour cette fraction est pertinent, mais ne résout pas le problème structurel de l'alimentation ultra-transformée.


L'équation oubliée le potassium, l'autre moitié du problème

C'est probablement l'information la plus importante sur le sel et l'hypertension et la moins communiquée en consultation.

Le sodium et le potassium sont deux minéraux antagonistes dans la régulation de la pression artérielle. Le sodium retient l'eau, augmente le volume sanguin et élève la tension. Le potassium favorise l'élimination urinaire du sodium (natriurèse), détend les parois vasculaires et protège contre l'HTA.

L'étude DASH — la démonstration clinique :

Le régime DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension), dont la version clé a été publiée dans le New England Journal of Medicine en 2001[2], est l'étude nutritionnelle la plus solide sur l'hypertension. Son résultat central : on obtient une baisse de pression artérielle plus importante avec l'alimentation DASH riche en potassium qu'avec la seule réduction de sel. C'est l'augmentation des apports en potassium alimentaire combinée à une réduction modérée de sodium qui a le plus grand effet sur la tension.

L'objectif DASH : 4 700 mg de potassium par jour et moins de 2 300 mg de sodium ( 6 g de sel). L'apport moyen en potassium en France est inférieur à ces recommandations l'OMS recommande au minimum 3 500 mg/j.

La confirmation clinique à grande échelle :

En 2021, l'étude SSaSS publiée dans le New England Journal of Medicine a suivi 20 995 participants en Chine randomisés pour utiliser soit du sel ordinaire, soit un substitut de sel (75% NaCl + 25% KCl). Sur plusieurs années, le groupe substitut a présenté une réduction des AVC de 14%, des événements cardiovasculaires majeurs de 13% et de la mortalité de 12% sans augmentation des effets indésirables[4].

Le contexte évolutif :

Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs consommaient environ 10 fois plus de potassium que de sodium car leur alimentation était basée sur les végétaux (riches en potassium) et le gibier (pauvre en sodium ajouté). L'alimentation industrielle a inversé ce rapport : elle est riche en sodium (sel ajouté partout dans les aliments transformés) et pauvre en potassium (peu de légumes frais, de légumineuses, de fruits). Le problème n'est pas tant l'excès de sodium seul que le déséquilibre du ratio Na/K.

Sources alimentaires de potassium à privilégier : avocat (485 mg/100 g), légumineuses (haricots blancs 1 000 mg/100 g sec), abricots secs (1 000 mg/100 g), épinards, betterave, champignons, banane (360 mg/100 g).


Le piège de l'iode la vraie complexité du sel iodé

La carence en iode est un problème de santé publique réel. L'iode est indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes T3 et T4 sans lesquelles le métabolisme, la croissance et le développement neurologique ne peuvent fonctionner correctement (voir article #30 sur la thyroïde). La carence en iode est la cause la plus répandue dans le monde de retard mental évitable.

En France, contrairement aux pays scandinaves où le poisson marin est consommé quotidiennement, l'iode naturel alimentaire est insuffisant pour une fraction significative de la population notamment les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes. C'est pourquoi l'OMS et les autorités sanitaires françaises recommandent le sel iodé.

La tension réelle :

Si vous choisissez un sel marin naturel non raffiné pour ses minéraux (très bonne décision), vous obtenez un sel non iodé ou très faiblement iodé en iode naturel (l'iode étant volatile, il disparaît en grande partie au séchage). Vous perdez alors la source d'iode que représentait le sel de table iodé.

La solution pratique :

Voici ce que les données permettent de conclure honnêtement :

  • Si vous mangez régulièrement du poisson de mer, des fruits de mer, des algues alimentaires ou des produits laitiers (bons pourvoyeurs d'iode), vous couvrez probablement vos besoins en iode sans sel iodé.
  • Si votre alimentation est pauvre en ces aliments, utiliser du sel iodé sur la table (en petite quantité) ou prendre un complément d'iode naturel (via les algues alimentaires : kombu, wakamé, laminaires avec prudence sur les doses, certaines algues étant très chargées en iode) est pertinent.
  • La stratégie intermédiaire la plus cohérente : sel marin naturel en cuisine (pour la minéralité et l'absence d'additifs) + sources naturelles d'iode dans l'alimentation.

L'iode de l'eau de mer naturelle reste l'iode le plus biodisponible celui que votre thyroïde a co-évolué à utiliser.


Ce que les traditions ancestrales savaient

Aucune civilisation pré-industrielle n'a jamais utilisé de sel blanc raffiné. Le sel était toujours brut, gris, grossier riche en minéraux et en humidité.

La tradition des marais salants français remonte au moins à l'époque romaine. Les paludiers de Guérande, Noirmoutier, l'Île de Ré, la Camargue récoltent depuis des siècles un sel marin gris non lavé, non blanchi, riche en minéraux et oligo-éléments. Ce sel était utilisé non seulement pour l'alimentation mais aussi pour la conservation (charcuteries, fromages, poissons) et les soins bains de pieds, cataplasmes, soins de la peau.

La médecine ayurvédique utilise le saindhava lavana (sel de roche de l'Himalaya, rose-orangé) comme sel médicinal depuis 3 000 ans. Les textes de Charaka Samhita lui attribuent des propriétés digestives, équilibrantes et minéralisantes que la biochimie moderne peut partiellement expliquer par sa richesse en oligo-éléments.

La médecine traditionnelle chinoise intègre le sel dans ses correspondances énergétiques (associé aux reins et à l'élément eau) et utilisait le sel de mer non raffiné comme vecteur de minéraux marins. Les aliments fermentés au sel miso, sauce soja fermentée traditionnelle, kimchi sont des exemples de l'utilisation millénaire du sel comme médiateur de la fermentation et de la conservation.

L'eau de Quinton plasma marin isotonique ou hypertonique développé par René Quinton au début du XXe siècle est une application thérapeutique de l'eau de mer complète, riche en tous les minéraux et oligo-éléments en proportion quasi-identique au plasma sanguin humain. Utilisée en perfusion par Quinton, elle reste aujourd'hui en vente comme complément de minéralisation et de reminéralisation.


Ce que vous pouvez faire choisir et utiliser le sel intelligemment

1. Remplacer le sel raffiné par un sel marin naturel non raffiné

Pour le sel que vous maîtrisez celui que vous utilisez en cuisine et à table le choix s'oriente vers un sel marin non raffiné, non blanchi, non lavé, sans additifs.

Sels recommandés : sel gris de Guérande (Label Rouge, récolté à la main), sel de Noirmoutier, sel de l'Île de Ré, sel de Camargue, fleur de sel (pour la finition des plats). Le sel rose de l'Himalaya est une option valable (98% NaCl + 84 oligo-éléments déclarés), quoique certaines allégations marketing exagèrent ses bénéfices distinctifs.

Vérification étiquette : un seul ingrédient doit apparaître : "sel" ou "sel de mer". La présence d'additifs (E535, E536, E554) signale un sel raffiné.

Avantage pratique : le goût plus complexe et la texture du sel marin naturel incitent naturellement à en utiliser moins pour un résultat gustatif équivalent réduisant ainsi l'apport sodé sans effort.

2. Augmenter drastiquement l'apport en potassium

C'est l'intervention la plus efficace sur le plan cardiovasculaire, systématiquement sous-évaluée dans les discours grand public sur le sel.

Objectif : 3 500 à 4 700 mg de potassium par jour.

Aliments les plus riches : légumineuses (haricots, lentilles, pois chiches), légumes à feuilles (épinards, bette, kale), avocats, patates douces, betteraves, courges, champignons, abricots secs, bananes, noix et amandes. L'idée directrice : chaque repas végétal riche en fibres est aussi une dose de potassium.

3. Identifier et réduire le sel caché dans les aliments transformés

Le levier le plus impactant sur la consommation totale de sodium.

Principaux vecteurs : pain industriel (0,5 à 1 g de sel par tranche selon les marques), charcuterie (2 à 3 g/100 g), fromages (0,5 à 2 g/100 g), plats préparés (souvent 1,5 à 3 g par portion), conserves, sauces industrielles, soupes en sachet. Lire les étiquettes : 1 g de sodium = 2,5 g de sel.

4. Gérer l'iode séparément

Si vous passez à un sel naturel non iodé, assurez-vous d'avoir des sources d'iode régulières dans votre alimentation : 2 à 3 portions de poisson de mer par semaine, des fruits de mer régulièrement, des produits laitiers, ou des algues alimentaires en petites quantités (attention : les algues comme le kombu sont très riches en iode quelques grammes par semaine suffisent, ne pas dépasser sous peine d'excès d'iode). Alternativement : un sel iodé de qualité utilisé en petite quantité sur la table.

5. L'eau de mer et le Quinton comme reminéralisation

Pour les personnes actives, les sportifs, ou en période de récupération : l'eau de Quinton isotonique (diluée à la concentration du plasma humain) apporte l'ensemble des minéraux et oligo-éléments marins en proportion physiologique. À utiliser en cure, pas en substitut alimentaire permanent.


Les limites honnêtes ce que le sel naturel ne résout pas

Ce qui est bien établi : le sel raffiné a perdu ses minéraux naturels. Le sel marin non raffiné est minéralogiquement plus complet et sans additifs. Les deux choix sont pertinents.

Ce qui mérite d'être nuancé : l'affirmation que le sel naturel en lui-même protège contre l'hypertension par rapport au sel raffiné. Aucune étude clinique n'a démontré qu'à consommation de sodium identique, le sel de Guérande réduit la tension par rapport au sel de table. La teneur en sodium est comparable. Le bénéfice vient de l'absence d'additifs, des minéraux supplémentaires présents en faibles quantités, et de l'incitation indirecte à en utiliser moins.

Ce qui est solide : réduire la consommation de sel dans les produits industriels (le vrai levier) ET augmenter le potassium alimentaire (le deuxième levier) est l'intervention la mieux documentée pour réduire l'hypertension et le risque cardiovasculaire.

Ce que le choix du sel ne résout pas : une alimentation ultra-transformée. Si vous remplacez votre sel de table raffiné par du sel de Guérande mais continuez à consommer charcuterie industrielle, pain de mie et plats préparés quotidiens, l'impact net sur votre santé cardiovasculaire est marginal. Le sel de qualité est le bon geste sur la fraction que vous maîtrisez. La transformation de votre alimentation de base est le geste qui compte.


⚠️ Disclaimer médical : Si vous êtes hypertendu traité médicalement, ne modifiez pas votre alimentation sans en parler à votre médecin, en particulier si vous envisagez des substituts de sel riches en potassium (contre-indiqués en cas d'insuffisance rénale, de traitement par diurétiques épargneurs de potassium ou d'IEC/sartans). Le sel de potassium doit être utilisé avec prudence dans ces contextes.

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Sources citées

[1]: INTERSALT Cooperative Research Group. Intersalt: an international study of electrolyte excretion and blood pressure. Results for 24 h urinary sodium and potassium excretion. BMJ. 1988;297(6644):319-328. DOI: 10.1136/bmj.297.6644.319. 10 079 sujets, 52 communautés mondiales. Association pente d'élévation TA/âge et consommation de sel. Relation forte aux extrêmes, plus variable pour les niveaux intermédiaires.

[2]: Sacks FM, Svetkey LP, Vollmer WM et al. Effects on Blood Pressure of Reduced Dietary Sodium and the Dietary Approaches to Stop Hypertension (DASH) Diet. New England Journal of Medicine. 2001;344(1):3-10. DOI: 10.1056/NEJM200101043440101. Résultat principal : DASH (potassium élevé + sodium réduit) > réduction sodium seule pour la baisse de TA. Objectif : 4 700 mg K/j, <2 300 mg Na/j.

[3]: Académie Nationale de Médecine France. Contenu en sel de l'alimentation et hypertension artérielle. 2006. Consommation française 7-10 g/j. 75-80% du sel provient des aliments industriels (pain, charcuterie, fromages, plats préparés). Tension entre réduction sel et maintien apport iodé.

[4]: Neal B, Wu Y, Feng X et al. Effect of Salt Substitution on Cardiovascular Events and Death. New England Journal of Medicine. 2021;385(12):1067-1077. DOI: 10.1056/NEJMoa2105675. SSaSS, 20 995 participants, Chine. Sel 75% NaCl + 25% KCl vs sel ordinaire. AVC -14%, événements CV -13%, mortalité -12%. Validation de grande ampleur du potassium comme facteur protecteur.

[5]: Filippini T, Naska A, Kasdagli MI et al. Potassium Intake and Blood Pressure: A Dose-Response Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Journal of the American Heart Association. 2020;9(12):e015719. DOI: 10.1161/JAHA.119.015719. Méta-analyse ECR. Effet dose-réponse du potassium sur la TA. -4 à -8 mmHg systolique. Effet particulièrement marqué chez les hypertendus.

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QUESTIONS FRÉQUENTES
Doit-on vraiment limiter le sel pour éviter l'hypertension ?
La relation est réelle mais nuancée. La sensibilité au sel varie fortement selon les individus : certains sont 'sel-sensibles' (répondent par une hausse tensionnelle), d'autres non. L'étude INTERSALT confirme l'association entre consommation élevée de sodium et élévation tensionnelle avec l'âge. Mais le régime DASH montre que c'est l'augmentation du potassium alimentaire combinée à une réduction modérée de sodium qui a le plus grand effet sur la tension. Le problème majeur est le sel caché dans les aliments industriels (75-80% de la consommation totale), pas le sel ajouté en cuisine.
Doit-on utiliser du sel iodé pour éviter une carence en iode ?
En France, la carence en iode est un enjeu de santé publique réel, surtout chez la femme enceinte. Le sel iodé reste une source d'iode accessible. Cependant, si vous consommez régulièrement du poisson de mer, des fruits de mer, des produits laitiers ou des algues alimentaires, vos besoins en iode sont probablement couverts sans sel iodé. Si vous utilisez exclusivement du sel non raffiné (non iodé), assurez-vous de couvrir vos besoins en iode par l'alimentation. La solution intermédiaire : sel marin naturel en cuisine + sel iodé sur la table en petite quantité.
SOURCES (5)
Intersalt: an international study of electrolyte excretion and blood pressure
INTERSALT Cooperative Research Group · British Medical Journal (BMJ) (1988) · DOI: 10.1136/bmj.297.6644.319
Effects on Blood Pressure of Reduced Dietary Sodium and the Dietary Approaches to Stop Hypertension (DASH) Diet
Sacks FM, Svetkey LP, Vollmer WM et al. · New England Journal of Medicine (2001) · DOI: 10.1056/NEJM200101043440101
Contenu en sel de l'alimentation et hypertension artérielle
Académie Nationale de Médecine France (2006)
Effect of Salt Substitution on Cardiovascular Events and Death
Neal B et al. · New England Journal of Medicine (2021) · DOI: 10.1056/NEJMoa2105675
Potassium Intake and Blood Pressure: A Dose-Response Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials
Filippini T, Naska A, Kasdagli MI et al. · Journal of the American Heart Association (2020) · DOI: 10.1161/JAHA.119.015719
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